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Adoption au Kazakhstan (26 mai 2010)
Le Kazakhstan a ratifié le 25 février 2010 la Convention de La Haye du 29 mai 1993. Dans l’attente du dépôt des instruments de ratification permettant l’entrée en vigueur de ce texte, les autorités kazakhs préparent une réforme de l’adoption.
Les autorités kazakhs viennent de faire savoir au SAI qu’à compter du 26 mai 2010 tous les rendez-vous fixés aux familles candidates à l’adoption par le Consulat du Kazakhstan à Paris ne seront plus honorés. En conséquence, le dépôt de tout nouveau dossier dans ce pays est, de fait, suspendu jusqu’à nouvel ordre.
Les dossiers déposés au Consulat kazakh avant le 26 mai 2010 et ceux déjà envoyés au Kazakhstan devraient suivre le cours normal de la procédure.
source SAI

Aux APPO membres du Mouvement pour l’Adoption Sans Frontières (MASF)
Aux membres du CA du MASF
Membre fondateur du Mouvement pour l’Adoption Sans Frontières, l’AFAENAC considère qu’aujourd’hui ce Mouvement n’est plus porteur des aspirations de la base. La « crise » d’Haïti a mis au jour des
contradictions de fond entre certaines APPO et la direction du MASF et force est de constater que celui-ci est resté extérieur à la mobilisation et totalement coupé de cette lutte. En l’état actuel des choses,
l’AFAENAC observe que le MASF a réduit son rôle à un partenariat institutionnel tous azimuts, perdant de
vue les principes essentiels qui ont constitué le socle fondateur de ce Mouvement : son indépendance à
l’égard des pouvoirs publics et la défense inconditionnelle d’une adoption sans discrimination.
Nous en voulons pour preuves :
- Le positionnement de plus en plus évident du MASF en pivot d’un nouvel establishment, son rôle se limitant à proposer d’aménager les mesures gouvernementales : un peu plus d’OAA sur le territoire, un peu plus de moyens pour l’AFA et hop !… Dans ces conditions, on pourra envisager d’accepter sans tergiverser la disparition de la démarche individuelle (plus de 1000 adoptions en 2009 !), partout où elle reste encore possible (voir la lettre adressée aux ministres et autres autorités) et pour la peine, on aura enfin un vrai siège au CA de l’AFA, pas un strapontin, cette fois !
- L’abandon du rôle de rassembleur que le MASF aurait dû jouer auprès des différentes composantes du mouvement associatif qui combattent les attaques contre l’adoption (suppression de l’adoption par démarche individuelle, réforme de l’agrément, soutien aux adoptants en grave difficulté suite au tremblement de terre en Haïti).
- La bureaucratisation progressive du Mouvement avec une direction tricéphale au sommet d’une pyramide dont la base n’est pas entendue (nouvelle version du centralisme démocratique…). Pas de fonctionnement collectif, pas de mise en cause de certaines attitudes, pas d’esprit critique.
- L’agressivité et le mépris de la part de certains membres de la direction face aux questionnements ou
propositions de certaines APPO, propos inacceptables, frisant l’insulte.
- La méfiance systématique s’agissant de toutes formes d’associations d’adoptants ou de candidats, et diabolisation de collectifs nés des mobilisations (Haïti). L’obsession du « syndrome de l’Arche de Zoé » (attitude qui ne diffère pas de celle des institutionnels, ni de celle d’EFA !).
- Les atteintes à la liberté de pensée et d’action à l’égard d’APPO membres du MASF qui n’ont pas
forcément toutes la même analyse, et sur le fond et sur la stratégie : interdiction de manifester ou de signer
des pétitions sans l’accord du MASF (pétition pour la défense de la démarche individuelle, manifestations
de soutien à l’action du Collectif SOS Haïti enfants adoptés).
- L’absence de campagne pour la défense des fondamentaux du Mouvement. Tout se passe désormais
dans les cabinets ministériels (le MASF figure même dans l’Agenda du SAI qui annonce les réunions de celui-ci !).
En résumé : Le MASF n’est plus une force de proposition ni de rassemblement.
Aussi les membres du Conseil d’Administration de l’AFAENAC ne se reconnaissent-ils plus dans ce
Mouvement qui d’ailleurs n’a aucune considération pour la minuscule association que nous sommes
désormais, le Chili ayant cessé de « faire du chiffre » en matière d’adoption. Aucun des problèmes que l’AFAENAC a pu rencontrer depuis quelques années au Chili n’a été pris en compte par la direction du MASF qui n’a jamais jugé utile de les faire remonter jusqu’au CSA (protocole d’accord signé entre le SeNaMe et l’AFA en 2007, multiplication et durcissement des critères, allongement considérable des délais…).
Aujourd’hui, le MASF dit que le paysage de l’adoption a changé, qu’il faut nous adapter au nouveau
contexte de l’adoption internationale. De fait, la défense de l’adoption par démarche individuelle a cessé
d’être pour lui un préalable à toute discussion institutionnelle. La bataille contre cette interdiction programmée n’a pas été menée : le MASF n’a pas joué la carte de l’unité avec l’ensemble des forces de l’adoption. Mieux vaut donc, en effet, qu’il se trouve un nouveau logo car il a cessé de casser des briques et ce n’est pas demain qu’il contribuera à abolir les frontières !
Moralité : à trop fréquenter le pouvoir, on perd son âme et on se coupe des besoins essentiels des gens.
On en a vu maints exemples dans l’Histoire, politique, syndicale ou… associative…l’exemple du MASF n’en est qu’un de plus.
Pour l’ensemble de ces raisons, l’AFAENAC a donc décidé de reprendre sa liberté et de quitter le MASF.
En effet, notre association, animée des valeurs de solidarité et de fraternité, entend poursuivre les
engagements qui ont toujours été les siens :
1°- continuer à se battre pour une adoption sans discrimination –que ce soit pour les enfants ou pour
les parents-,
2°- continuer à agir et à se mobiliser, à proposer des réflexions et des actions unitaires qui reflètent les aspirations et les besoins du plus grand nombre. C’est là le seul moyen de construire un rapport de force permettant de ne pas se faire gruger dans les rapports de partenariat institutionnel et de gagner des batailles, comme nous l’avons fait par le passé (circulaire Guigou 1999) !
Notre décision, votée lors du dernier Conseil d’Administration de l’AFAENAC, prendra effet le samedi 27 mars 2010.

Le collectif pour la défense de l’adoption individuelle, dont l’association adoption-Russie a été à l’initiative, et qui dés le mois de novembre 2009 s’est mobilisé avec le lancement d’une pétition et l’ouverture d’un site www.adoption-
individuelle.com, se réjouit de voir que Madame Morano, sensible à ses arguments, n’envisage pas à ce jour de mettre un terme aux adoptions individuelles.
Le collectif entend cependant continuer son action tant qu’il n’aura pas obtenu l’assurance que perdurera la voie de l’adoption individuelle qui permet à tant d’enfants de trouver leurs parents.
A ce stade nous souhaitons remercier vivement les associations AFAENAC, APAEU, egalité adoption et Orchidée familles qui se sont engagées à nos cotés dés le début.
Nous entendons donc continuer nos actions et nous comptons sur vous tous pour nous y aider , notamment en continuant de nous faire parvenir vos témoignages et les photos de vos enfants ( avec l’autorisation parentale) pour l’envoie hebdomadaire de nos affichettes aux ministres concernés.
Notre mobilisation doit rester entière
Équipe adoption Russie pour le collectif.

fleur de Paris…
ll était une fois une petite fleur de Russie qui poussait depuis l’été 2005 à l’ombre d’une maison d’enfants comme il en existe tant là-bas. Nous l’appellerons ici Mona .
Aucune maman ni aucun papa russe ne s’était proposé pour rencontrer la braise de ses yeux noirs ou pour réchauffer la flamme de son petit coeur….son petit coeur qu’un excellent chirurgien de Moscou avait opéré avec succès quand elle n’était qu’un bébé de 6 mois.
Redonner des pulsations normales à un coeur de bébé représente un acte essentiel et fabuleux à l’ Est comme à l’Ouest .
« Coeur normal – On n’aurait pas fait mieux en France ! » a dit sans ambages le cardiologue parisien .
Mais à quoi sert un coeur d’enfant s’il reste seul , s’il n’a pas une maman un papa une famille à aimer ?
Donner des parents à un enfant représente un acte essentiel et fabuleux à l’Est comme à l’Ouest .
Entre 2005 et 2007 , notre petite fille a eu beaucoup de chances de rencontrer des mains expertes de médecins et en même temps de bénéficier de textes de lois russes et de textes de lois françaises rédigés avec une réelle dimension humaine. Cette adéquation a permis qu’elle rencontre sa famille aimante et responsable .
Mais quoi ? En 2010 cela deviendrait plus long et plus difficile pour le législateur de permettre à un coeur d’aimer , tellement plus complexe et tellement plus compliqué que pour le chirurgien de réparer un coeur de quelques centaines de grammes ? Cela semble vraiment dénué de bons sens . A quoi bon développer des technologies médicales (et autres technologies ) si les textes de lois n’accompagnent pas les hommes dans le même sens , s’il n’y a pas d’ harmonisation entre les deux ?
De grâce, Mesdames Messieurs les Ministres , Monsieur le Président , dotez – nous de lois sur l’adoption qui correspondent aux hommes et aux enfants , de lois qui reposent sur du concret , de lois qui prennent en compte les expériences et le vécu des parents adoptants , des lois qui s’inspirent des sourires de nos enfants adoptés en individuel .
Alors que la logique comptable s’impose dans bien des domaines à légiférer , le nombre actuel d’adoptions en individuel devrait être le premier constat sur lequel le législateur s’appuie . Supprimer l’adoption en individuel balaierait l’une des voies sérieuses et correctement balisées qui a largement fait ses preuves depuis plusieurs années .
La demande d’agrément français nous a pris 18 mois soit 2 fois les 9 mois réglementaires car nous avons demandé nous- mêmes une seconde enquête médico -sociale et psychologique avant de passer en commission avec notre CG . Aucune complaisance dans ces études élaborées en France : du sérieux uniquement .
Puis est venu le refus des OAA de divers pays , madame 50 ans et monsieur 40 ans , un enfant biologique du couple (5 ans ) : tout a été dit et verrouillé rien qu’en regardant nos 3 dates de naissance !
Ensuite est venu le montage du dossier en individuel pour la Russie , aidé par un cabinet d’avocats russes . Ont suivi les 3 voyages réglementaires sur plusieurs mois :dépôt dossier /présentation enfant/ jugement russe et enfin autorisation et visa pour rentrer en France . Là encore , comme en France , aucune complaisance des administrations russes , uniquement du sérieux , rien que du sérieux (tous ceux qui sont passés par l’extrême solennité d’un tribunal russe et les questions d’ un juge russe le diront !) .
Fin 2007 lorsque nous sommes revenus en France avec Mona , notre avocat russe nous a expliqué qu’il était en contact avec les instances de l’ AFA pour les représenter auprès du Ministère russe . Ainsi donc, nous avons appris que l’ AFA choisirait leurs représentants parmi les facilitateurs- traducteurs russes déjà existants !
Que de temps perdu , que d’espoirs déçus , que d’amour qui ne verra pas le jour , que d’enfants qui resteront sans famille si l’adoption en individuel était supprimé et si les adoptants français devaient tous s’adresser à la même petite porte de l’ AFA . Quant aux honoraires des avocats ou des facilitateurs , des frais de traduction et légalisation des dossiers , ce seront nécessairement les mêmes comme pour tous les adoptants du monde . Non vraiment , il n’y a aucune valeur ajoutée à supprimer l’adoption en individuel , ce serait même fortement le contraire .
Voilà 26 mois écoulés depuis l’arrivée de notre petite fleur de Russie , elle devient une jolie « fleur de Paris « mais cela est une autre belle chanson française que nous fredonnons ensemble tous les jours ..

Nous rentrions a priori dans les critères des OAA (agrément obtenu avec des rapports très positifs du CG, 25 ans, mariés, un boulot, pas d’enfant bio, etc.) et pourtant… Trop de dossiers soi-disant, « nous ne pouvons vous accompagner dans vos démarches » nous a-ton répondu. C’était en 2005. Alors devions-nous nous résigner ?
L’idée ne nous a même pas effleurée.
C’est le cœur rempli d’espoir que nous avons choisi mener une procédure individuelle, de monter un dossier aux multiples documents à obtenir, légaliser, apostiller. Inimaginable pour les profanes, heureusement les associations de parents sont là pour nous guider et nous encourager.
Bien des angoisses et démarches plus tard, on reçoit la convocation tant attendue, celle qu’on espérait depuis des mois et qui nous invite à venir rencontrer un enfant. Tout s’emballe, nous allons devenir parents !
En ce 15 décembre 2005 nos vies ont changé, nos chemins se sont croisés. Je revois encore ce petit bonhomme de 13 mois, qui en paraissait 6 tellement il était petit et maigre, le teint blafard et le regard triste, un pyjama trop petit pour lui qui lui recourbait les orteils et qui sentait le vomit. Et malgré tout il était le plus beau de tous les petits garçons du monde, c’était déjà notre petit garçon. Mais nous avons du patienter encore, nous et lui, que notre demande d’adoption soit examinée, transmise au parquet et l’audience fixée. La cour nous a encore questionné, puis a jugé que cette adoption était formulée « dans l’intérêt de l’enfant » et nous sommes devenu maman et papa.
Quand nous sommes rentrés en France nous étions une famille.
En quelques semaines, notre fils s’est métamorphosé : il a rangé son regard triste dans une boîte, et accroché à la place un sourire magnifique qui ne l’a plus quitté, il a tellement grandit et grossit que le pédiatre m’a demandé si les courbes de son carnet de santé étaient bien réelles. Il est devenu un petit garçon comme les autres avec un papa et
une maman qui l’aiment. Comme une jolie fleur qui n’attendait qu’un peu d’amour pour s’épanouir.
Il a aussi une petite sœur, venue de Russie comme lui 2 ans plus tard, qui a souri pour la première fois le lendemain de sa sortie de l’orphelinat, qui cherchait tout le temps les bras et les bisous, de peur que tout cela disparaisse… Elle en a fait du chemin ma petite princesse depuis bientôt 2 ans que nous sommes ses parents…
Nos enfants n’avaient-ils pas droit à ce bonheur ? Nous non plus ? Aurions-nous du nous résigner ?
Nous n’avons enfreint aucune loi, nous n’avons pas « volé » nos enfants. Pourquoi jeter si facilement le discrédit sur l’adoption individuelle ? L’AFA n’utilise-t-elle pas aujourd’hui les mêmes traducteurs que ceux qui œuvraient
jusqu’à présent pour des démarches individuelles ? Ne respecte-t-elle pas les mêmes exigences que celles déjà en place pour les individuels ? Est-elle la solution miracle que l’on nous avait fait miroiter ? Les faits prouvent malheureusement le contraire, alors de grâce, vous qui prônez « l’intérêt supérieur de l’enfant »
donnez à cette structure les moyens de ses ambitions (sont-elles vraiment de faciliter l’adoption???) avant d’envisager un arrêt des adoptions individuelles
Une chose est sûre : sans l’adoption individuelle nos enfants ne seraient pas avec nous aujourd’hui.

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