nous avons attendu déjà 9 mois l'agrément (soi disant le temps nécessaire pour maturer un projet et être sur de notre désir)

100_0805Nous avons eu notre agrément en décembre 2004. Nous avions donc le droit d’adopter une fratrie. C’etait notre projet. Nous etions un couple de 36 et 37 ans. L’AFA n’existait pas encore mais la MAI oui. Elle nous a aidé à savoir vers ou nous orienter : l’Ukraine, la Colombie ou la Russie à l’époque.
Nous avons d’abord cherché à nous faire aider par une OAA : pour la Colombie il y avait en moyenne une attente de 4 à 5 ans. Pour la Russie l’OAA attendait une re-accreditation et ne savait pas s’il fallait attendre 6 mois à un an avant d’avoir la possibilité de pouvoir deposer un dossier de demande… Ils nous ont parlé de la possibilité de faire les démarches en individuel. Evidemment à choisir nous aurions preféré être accompagné mais alors que nous avons attendu déjà 9 mois l’agrément (soi disant le temps nécessaire pour maturer un projet et être sur de notre désir), est il normal alors qu’on veut concretiser enfin ce desir d’enfant de ne voir à l’horizon que des années d’attente ? Je dis que c’est cruel d’imposer à des couples en manque d’enfant une attente de plusieurs années juste par manque d’organisme, de personnel !
Grace à l’adoption en individuel (et surtout à la solidarité trouvé dans le site « adoption-russie.com »), nous nous sommes senti moins perdu pour se lancer dans l’aventure de l’adoption en individuel, savoir quels papiers et ou les obtenir, quel format, les étapes nécessaires de légalisation… Parce qu’on adopte en individuel ou par un OAA, les exigences de papiers, certificats sont les mêmes ! Nous nous sommes soumis aux mêmes rigueurs du ministère, avons respecté les mêmes delais, les mêmes lois du pays concernant l’adoption.DSC02997
La seule différence c’est que nous avons rencontré nos enfants en novembre 2005 soit moins de un an après l’agrément, avons du affronter seuls leurs dossiers médicaux et savoir si nous voulions qu’ils soient nos enfants. En février 2006 Artiom presque 6 ans et Alyona 3 ans et demi, une fratrie biologique, sont devenus nos enfants au yeux de la loi russe. Ces deux enfants proposés à l’adoption nationale dans un premier temps n’avaient eu aucune visite et aucune demande d’adoption parce que les russes aussi désirent avant tout des bébés et que 6 ans c’est déjà un age impossible pour l’adoption nationale. Comme tout enfant ils ont le droit eux aussi à avoir l’attention privilégiée de parents et non pas juste une vie en collectivité. Ils sont aujourd’hui mon bonheur et réciproquement.
Est ce que le slogan du président à son election n’etait pas de faciliter l’adoption ? Est il normal de fermer une voie d’adoption, l’adoption en individuel, qui donne l’espoir à beaucoup de familles de devenir parents en des temps raisonnables ?
Vous nous blessez à tous avec votre parole « adoptez moins mais adoptons mieux ». Il n’y a eu aucune ambigüté et surtout aucune malhonnêteté dans notre adoption. Laissez la possibilité aux personnes demandeuses de devenir parent de décider s’ils veulent ou non adopter en individuel. Laissons en place cette voie d’adoption pour ne pas etrangler les possibilités de mener à terme les envies d’adoption !

Nathalie maman d’Artiom 9 ans et demi, d’Alyona 7 ans et demi (adoptés en Yakoutie en février 2006).

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